Opéra Bastille
Première le 29 oct 2009 - 19h30
Daniel Oren Direction musicale
Jonathan Miller Mise en scène
Dante Ferretti Décors
Gabriella Pescuci Costumes
Guido Levi Lumières
Alessandro Di Stefano Chef du Chœur
Stefano Secco (A) ⁄ Massimo Giordano (B) Rodolfo
David Bizic Schaunard
Matteo Peirone Benoît
Tamar Iveri (A) ⁄ Inva Mula (B) Mimi
Ludovic Tézier (29 oct. au 12 nov.) / Dalibor Jenis (15 au 29 nov.) Marcello
Giovanni Battista Parodi (A) ⁄ Wojtek Smilek (B) Colline
Rémy Corazza Alcindoro
Natalie Dessay Musetta
Orchestre et choeur de l’Opéra national de Paris
maîtrise des Hauts-de-Seine⁄ chœur d’enfants de l’Opéra national de Paris
(A) 29 octobre, 3, 9, 15, 21, 27 novembre 2009
(B) 31 octobre, 6, 12, 18, 24, 29 novembre 2009
There is perhaps nothing simpler than La Bohème : a young man and a young woman meet and fall in love, are separated by life's vicissitude's and are nevertheless reunited before their final separation. The scene is Paris, Paris both legendary and real, in the eternal era of Bohemian life. From this simplicity wells up a sense of mysticism, an ever-renewed and irrepressible emotion. Puccini succeeds in filling La Bohème with unforgettable images: Mimi, muse-like, entering the poet's garret-room, candle in hand, their moonlit love duo, the brightly illuminated café, the impossible farewells one icy morning, and Mimi's ultimate death on the miserable little bed. All these places have their very own place within us: the café Momus is the whirling and twirling of existence, the Barrière de l'Enfer the frightful desert of the heart. La Bohème evokes things that haunt us all: love that blazes forth and carries us up to the heavens, fleeting youth and all-destroying time. In 1896 Puccini still had numerous masterpieces to write. Yet he was never again perhaps to find this deceptive simplicity and splendour of melody, where every phrase moves us and is engraved forever within us from the first day we hear it.
Il n’est peut-être rien de plus simple que La Bohème : un jeune homme et une jeune fille se rencontrent et s’aiment, sont séparés par la vie, se retrouvent pourtant avant la séparation suprême. C’est à Paris, un Paris à la fois légendaire et bien réel, au temps éternel de la bohème. De cette simplicité sourd le surnaturel, une émotion toujours nouvelle et irrépressible. Dans La Bohème, Puccini a su créer des images inoubliables : Mimi entrant, telle la muse, une bougie à la main dans la chambre du poète, le duo d’amour sous la lune, le grand café illuminé, les adieux impossibles dans le matin glacé, la mort enfin sur le lit misérable. Mais les lieux sont autant de régions de nous-mêmes : son café Momus, c’est le tournoiement même de l’existence, sa Barrière d’Enfer l’effrayant désert du coeur. La Bohèmeévoque ce qui nous hante tous : l’amour qui flamboie et nous emporte au ciel, la jeunesse qui s’enfuit et le temps qui détruit tout. En 1896, Puccini a encore de nombreux chefs-d’oeuvre devant lui. Mais plus jamais peut-être il ne retrouvera cette évidence et cette splendeur de la mélodie, où chaque phrase nous touche et est inscrite en nous depuis le premier jour où nous l’avons entendue.
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